Ou les noms du père...  un court séminaire retranscrit par les auditeurs de Lacan, célèbre psychanalyste français qui - sous couvert d'esbrouffes où seuls les cancaniers se perdent - a su faire avancer de manière remarquable (la préhistoire de) la psychanalyse...

Lacan y établit avec lucidité les enjeux du nom que l'on reçoit à la naissance. Pourquoi vous parler de cela ? Parce que sous couvert de crampe de l'écrivain, il y a aussi des syndrômes de conversion qui font marque dans le physique d'un souci qui vient de l'inconscient personnel et familial.

Mon propre nom renvoie à un organe en jeu dans la crampe de l'écrivain. Mon incapacité à marcher si j'écris, en gros c'est l'impossibilité d'avancer dans une identité qui n'est pas la mienne.

Mon inconscient sait que mon vrai nom de famille n'est pas ce mot -là qui renvoie à la crampe. Il sait que le nom de mon grand-père n'est pas celui qu'a reçu mon père (qui lui aussi avait du mal à écrire par moments) et donc pas le mien non plus.

Les non dupes errent : je sais et mon père savait inconsciemment... et nous erront depuis. Reste à élucider cette énigme familiale : comment s'appelait le vrai géniteur de mon père ? Quel vrai nom de famille est le nôtre ? Mes grands parents sont tous décédés, mon père aussi. Mais je dois élucider ce mystère pour recouvrer sans doute le paisir du stylo sur le papier... Ca prendra du temps mais je veux , dois le faire...

Et vous ?  quel est votre nom de famille ? quel rapport aurait-il avec la crampe de l'écrivain ? avec la musique pour les crampes du musicien ?