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Je rebondis sur ce commentaire posté par Isabelle :

" Pourquoi se cacher ?

en ce qui me concerne j'ai choisi de prévenir ma principale de mon problème et j'ai obtenu son soutient ; celle du gestionnaire est plus difficile à obtenir ! Qu'est ce que c'est que ce prof qui voudrait un vidéo projecteur dans sa salle ?
j'ai entrepris des démarches auprès de l IA pour essayer de faire passer ma crampe en maladie pro ; quelqu'un a - t- il déjà essayé ?
amitiés

Posté par isabelle, 22 avril 2009 à 19:47 "

Merci à toi qui me rappelle LA BIBLOGRAPHIE juridique que je voulais poster ici

a) Pour le côté "maladie professionnelle" je n'irai pas dans ce sens car si les profs sont pas mal atteints, d'autres professions le sont aussi !

Pour se défendre bien, il s'agit d'être réaliste : notre mal vient d'un gène fragilisé (les Américains s'y intéressent plus que nos labos  car 15% de la population porte ce gène fragile) qui mute à cause d'une utilisation intensive de l'écriture + un accident + du stress

On peut être reconnu dignement prof handicapé souffrant de dystonie sans passer par la maladie pro (cause qui reste hasardeuse pour l'instant.)   

b) Les démarches

1- Tout d'abord : -voir les résultats d'un electromiogramme réalisé chez un neurologue, examen qui atteste qu'on a un dystonie de fonction (et non pas un problème de canal carpien opérable, etc.) 

2 - se faire reconnaître handicapé : COTOREP - c'est le premier pas - Voir avec la maison départementale du handicap de votre région -

- Remplir et faire remplir par médecin avec grande précision le dossier médical correspondant (formulaire officiel à demander à la COTOREP)

- la dystonie de fonction crampe de l'écrivain est reconnue comme handicap, il suffit juste de faire la demande et remplir le formulaire COTOREP.

Cette attestation est IMPORTANTE - et il est normal que l'éducation nationale (E.N.) vous la demande d'abord pour faire valoir vos droits au sein de l'E.N. !

Je connais des collègues qui s'entêtent à faire valoir leur état de santé défaillant sans passer par la COTOREP et s'étonnent de ne pas être pris en compte par L'EN, c'est bien normal que l'EN refuse ! L'EN ne peut pas tout faire non plus !

Ils doivent respecter la marche suivre et se faire déclarer COTOREP !

3- Chaque rectorat dispose d'un agent nommé comme Correspondant Handicap chargé de gérer les dossiers, proposer des aménagements matériels et humains et de faire le lien entre l'établissement et l'agent handicapé

A Dijon, j'ai la chance d'avoir le Médecin de prévention du Rectorat qui est Correspondant Handicap de l'académie de Dijon. Elle fait de son mieux. Ce n'est pas le cas dans toutes les académies (Besançon reste problématique, je parle par douloureuse expérience et infos fiables et récentes, passer alors par les syndicats ou la Division des Personnels Enseignants très humain de ce côté-là)

Liste et coordonnées des correspondants handicap : à contacter

http://www.education.gouv.fr/cid3919/liste-des-correspondants-handicap.html

4- Les textes sur les enseignants handicapés :

- aménagement matériel (Isa, ton gestionnaire doit appliquer le B.O., le correspondant handicap de ton académie est donc en charge de le lui rappeler)

Texte officiel du BO EN : http://www.education.gouv.fr/bo/2007/20/MENH0751888D.htm

Note : article en construction - à suivre

Je suis handicapée dystonique entre autre et je vis sereine et heureuse mon handicap en milieu professionnel grâce à l'Académie de Dijon ! Preuve s'il en est que enseignant handicapé et éducation nationale peuvent faire bon ménage ! Les lois dans le B.O. E.N. existent depuis quinze ans au moins !

Courage à tous !

Et merci au rectorat de Dijon !